Originaire de Normandie, Albert Lebourg (1849-1928) reçoit ses premiers cours de dessin à l’École municipale de Rouen.
Alors qu’il envisage de faire une carrière d’architecte, ses tableaux, exposés dans la vitrine d’un encadreur, sont remarqués par un collectionneur célèbre. Ce dernier lui propose de devenir professeur à Alger, ce qu’il fera de 1872 à 1876. En Algérie, il découvre les ciels azurés et peint les ruelles de la casbah.

Sa palette s’éclaircit, les couleurs s’illuminent de soleil et sont posées à la brosse en touches juxtaposées. Surtout, il se plaît à peindre et à repeindre le même motif à des heures différentes. Il invente ainsi, bien avant Monet ou Sisley, le principe des variations lumineuses si chères aux impressionnistes. Il est déjà l’un d’eux et il ne connaît encore aucun des jeunes artistes qui déchaînent la critique parisienne.

De retour d’Alger, il participe à la 4e et 5e exposition des impressionnistes et expose régulièrement au Salon Officiel. Lebourg peindra tous les jours de sa vie, affectionnant tout particulièrement les lumières du matin et du soir, ainsi que les bords de rivière et en particulier ceux de la Seine bordant Meudon, Suresnes, Carrières-sur-Seine, Bougival, Port-Marly, etc. Il habitera Puteaux de 1885 à 1896, avant de partir pour la Hollande, le Suisse ou la Dordogne.

Le peintre demeure toutefois fidèle à sa Normandie natale, d’où il tirera des chef-d’œuvre aux ciels roses et gris bleu. « Je suis impressionniste en ce sens que je suis impressionné par le moment présent », avait-il déclaré. Bien que moins connu que Monet ou Pissaro, Lebourg est pourtant l’un des peintres majeurs de cette période foisonnante.

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